Mes outils – troubles du comportement – ITEP

Je vous propose ici une liste des outils que j’utilise au quotidien dans ma classe, à l’ITEP.

Pour commencer, l’inévitable travail sur les émotions :

Le plus régulièrement possible, je propose un petit papier à mes élèves. 5 minutes pour le remplir à la fin de la séance : c’est un support de plus pour faire écrire de courts textes régulièrement. C’est également l’occasion de reformuler ce qu’on vient de faire ou d’apprendre et d’enrichir le lexique émotionnel. On en profite pour parler du contrat de vie de classe : chaque élève se positionne par rapport à son attitude d’élève, le groupe donnant son avis (travail important de respect de la parole et de justification).

Sur le côté du tableau, pour nous aider tout au long de la séance, quelques affichages :

Je prends très souvent les devants, pour signaler à un élève où j’ai l’impression qu’il se situe (« Tu commence à froncer les sourcils, j’ai l’impression que tu es en colère… qu’est-ce que tu pourrais faire pour te calmer et te concentrer ?« ). Les affichages m’aident à mettre de mots sur les ressentis angoissants des élèves.

Eux adorent se lever (spontanément) pour me dire où ils se trouvent grâce à cet excellent outil, proposé par Sylvain CONNAC :

A ce propos, je vous conseille la lecture d’Apprendre avec les pédagogies coopératives (Sylvain CONNAC). J’en ai tiré quelques outils, parmi ceux présentés ici. Voir en particulier ses propositions autour du contrat de vie de classe et de la communication non-violente (le message clair).

Des outils pour les enseignants :

Du côté des adultes, la clarté cognitive est de mise également. Nous gagnons à échanger régulièrement à propos des élèves et de ce que nous faisons chacun dans notre classe avec eux. D’où cet outil :

En situation de crise dans la classe, il faut aller vite. La crise d’un élève est souvent violente, parfois choquante. La meilleure manière de réagir est souvent celle qui a été anticipée en équipe (dans l’école et avec les partenaires médico-sociaux). Il me semble important de réussir à positionner les comportements gênants de l’élève sur une échelle de gravité, qui permettra d’interpeller le bon interlocuteur. Si la situation concerne le groupe, elle est gérée dans la classe. Si elle est plus grave, il faut faire intervenir un tiers de l’établissement. Dans les cas de crise avec violence hétérogène, dans les moments où il a été très long de se calmer, cela ne peut pas se résoudre dans le cadre de l’école. Il faut remettre du temps et de l’espace dans la temporalité de l’élève, et se réunir à plusieurs partenaires pour signifier (« sanctionner ») à l’élève qu’on entend la crise d’un côté (le mal-être) et qu’il faut réparer ce qui a été attaqué.

Dans le fonctionnement hebdomadaire de la classe, ces deux autres outils sont tout autant utiles pour l’élève que pour les adultes qui l’accompagnent (famille, enseignants, éducateurs spécialisés, …) :

Afin de ne pas perdre confiance dans ses capacités professionnelles et dans l’élève, je conseille de tenir un journal d’observation régulier. Pour y noter ce qui pose et problème et tout ce qui se passe bien.

Pour les enseignants les plus curieux (et qui ont un peu de temps pour lire), n’hésitez pas à consulter mon livret (et à me donner votre avis).

 

Enfin, d’un point de vue pédagogique, voici également mon modèle de Projet Pédagogique Individualisé (version 2016) :

Adaptation matérielle :

J’attire régulièrement l’attention sur les supports que l’on propose à nos élèves. Les troubles du comportement en classe sont rarement uniquement d’origine psychologique. Nombre d’élèves ont des difficultés de vision (et de lunettes cassées), d’attention (TDA/H), d’ordre dyslexique ou dysorthographique. Il m’apparaît indispensable de ne pas les mettre en difficulté avec un support qui les rebuterait d’entrée (et ajouterait de la fuite et de la violence, de l’incompréhension réciproque). En utilisant par exemple une police comme Verdana, en taille 14, avec une interligne 1,5 et des lignes numérotées. J’espace également les mots avec 3 espaces (pour la conception, j’écris le texte, puis ctrl+F –> remplacer –> un espace par trois espaces).
J’ajoute à cela le choix du texte. Ce n’est pas anodin non plus, et nos élèves préfèrent sans aucun doute les textes qui parlent de la vie et de nos angoisses (mort, amour, famille, séparation), comme c’est le cas pour les textes issus de nos mythologies (grecque, latine, scandinave).

Voici ce que cela peut donner :

En ce qui concerne l’ITEP du Chevaleret :

Un outil utilisé pour entrer en relation avec une nouvelle école adressant un élève :

Une présentation de l’ITEP du Chevaleret :

 

4 thoughts on “Mes outils – troubles du comportement – ITEP

  1. dref says:

    bonjour,
    merci pour ce site! je vais démarrer une première expérience en ITEP à la rentrée.
    Cependant, je n’arrive pas à accéder à vos ressources sur cette page, il est noté : [wpdm_package id=’289′] sous chaque outil…
    Une aide , un conseil pour profiter pleinement de vos outils?
    Merci à vous,
    Frédérique

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